Sinequa | Connect to knowledge

  2008
  2007

December 18, 2007 - L'Oiel Expert

JEUNE EDITEUR INNOVANT - Sinequa réinvente l' accès à la connaissance.

 

" ... La genèse de Sinequa est ancienne: sa naissance juridique date de 2002 gestation de son offre est bien antérieure . Dans les années 80 , un laboratoire français de recherche privé , Cora, avait mis au point un outil de correction orthographique destiné au secteur de la presse. Outil qui devait progressivement, à la demande de ses utilisateurs, intégrer des besoins d' accès aux informations déjà publiées et archivées. Entre le correcteur orthographique de départ et le moteur de recherche que l'outil deviendra, un point commun: la maîtrise des technologies linguistiques ( recherche par mots clés en mode " full text", analyses syntaxique et sémantique, analyse de contextes et de structures documentaires... ). ... "

 

" ... A la base: un solide savoir-faire en technologies linguistiques
En tant que moteur de recherche , les débouchés d' un tel outil vont bien au-delà du seul secteur de la presse, d'autant que l'émergence d' Internet dans le monde de l'entreprise au début des années 2000 ouvre de nouvelles perspectives commerciales . D'où la transformation de Cora en Sinequa en 2000 avec un premier groupe d' investisseurs, puis la reprise et transformation en SAS en 2002 par la Revue Fiduciaire . Mais c' est à partir de 2004 surtout que la société va trouver sa véritable vocation, avec l'arrivée à son management d'Alexandre Bilger, architecte produit, et de Jean Ferré, un spécialiste de la gestion des connaissances (KM). Ils procèdent à un changement d' actionnariat par LBO et décident de valoriser la technologie Cora pour la repositionner sur un concept original: l' enterprise search . L'idée est de bâtir une solution packagée et professionnelle pour favoriser l'accès de l'entreprise à la connaissance, structurée ou non, dont elle a besoin: en particulier, rechercher aussi bien les documents que les personnes ou les projets. Les années 2004-2005 seront consacrées à la refonte du produit, qui consistera, sur la technologie de base existante, à ajouter des fonctionnalités de front office : point d' accès unique, environnement de navigation basé sur le profil de l'utilisateur et sur le contexte de sa recherche, prise en compte de la plus grande variété possible de sources et de formats de données, mécanismes de sécurité, support multilangue. ... "

 

" ... Très vite cap vers international
Les besoins d' une solution de cette nature sont en effet évidents, en particulier dans les grandes entreprises et organisations, explique Jean Ferré. Et de citer les chiffres éloquents produits par diverses études: 35% du temps d'un collaborateur passé à rechercher une information pertinente (IDC), doublement des volumes de données nonstructurées tous les 6 à 8 mois, augmentation de 800 Mo des volumes de données par individu chaque année (Université de Berkeley), coûts de plus en plus élevés de la gestion documentaire (entre 6% et 10% des revenus d'une entreprise (Gartner), etc. L'accès à la connaissance et le partage d'informations deviennent des enjeux clés pour les grands groupes, notamment dans les contextes globaux de fusions et d'acquisitions. Les grandes organisations des secteurs de l'industrie, des banques-assurances, de l'administration, des télécoms, à forte volumétrie documentaire (plusieurs millions de documents et dizaines de milliers de collaborateurs), vont donc naturellement constituer le coeur de cible de Sinequa. Un marché qui justifie le mode traditionnel de vente de licence : la solution, très intégrée dans le système d'information de l'entreprise utilisatrice et souvent "critique" (exigences fortes de confidentialité et d'authentification), ne se prête guère, au moins "psychologiquement", au mode ASP.
Début 2006, l'acquisition d' un premier client significatif, Pernod Ricard, marque le vrai décollage de l'activité . Les contrats vont dès lors se succéder : Bouygues Construction , Arkema (filiale de Total), la DGA, la Compagnie Financière Edmond de Rothschild , les assurances MMA, le groupe LaSer, etc. Le parrainage de Microsoft (via son programme "IDEE") va conforter la crédibilité de l'éditeur. L'ouverture de son capital à plusieurs fonds d'investissement (XAnge, Aurinvest...) lui permettra de lever 4 millions d'euros. Les dirigeants de Sinequa vont en profiter pour mettre le paquet sur un levier de développement très vite pressenti comme stratégique : l'international.
Avec l'aide de Philippe Laval, un des co-fondateurs de Sinequa, en charge de l'international, Sinequa va accompagner à l'étranger ses clients, pour la plupart des grandes multinationales, en particulier aux Etats-Unis, et créer un bureau à Londres. ... "

 

" ... Au confluent du moteur de recherche de GED du KM
En moins de deux ans (2006-2007), Sinequa réussit l'exploit de passer la barre des 200 clients et de réaliser 20% de son chiffre d'affaires à l'international avec des références telles que Verizon, Beeline, ou encore Mitsubishi. Reste le point faible de Sinequa, du moins celui qui nécessite le plus d'attention et d'efforts : le marketing, confie Jean Ferré. Il n'est pas facile, en effet, de positionner clairement une solution qui n'est ni un simple moteur de recherche, ni pour autant une plateforme de gestion documentaire ou un outil de gestion de la connaissance, mais qui participe un peu de tous ces domaines. "La gestion de la connaissance est d'ailleurs en perte de vitesse aujourd'hui. L'essentiel n' est pas de classer, de trier et de structurer la connaissance , mais d'y accéder rapidement". D'où le slogan imaginé pour Sinequa : "Connect to Knowledge". Contre les moteurs de recherche "simples" (Google, bien sûr, mais aussi Microsoft, IBM, Exalead, Polyspot), Sinequa met en avant ses atouts d'analyse, de gestion des sources, de sécurité. A l'opposé, contre les outils complexes de gestion documentaire (Autonomy, Fast, Endeca ...), Sinequa valorise la facilité de sa mise en oeuvre (en trois mois en moyenne pour un déploiement au travers des centaines de sources et pour des milliers d' utilisateurs, en quelques jours pour une application départementale) et son architecture. "Notre solution est aussi simple à mettre en oeuvre que les solutions de la première catégorie et mois coûteuse que celles de la seconde". Enfin, Sinequa rencontre encore parfois la concurrence des SSII, les grands comptes étant tentés d'abord par un développement spécifique sur une solution simple. "C'est typique de la culture informatique française". Il faut donc argumenter sur l'intérêt d' une solution progicielle et standard qui "seule permet de résoudre durablement les problèmes d'accès à la connaissance de l'entreprise". L'industrialisation de la solution Sinequa va d'ailleurs se traduire par le développement de la vente indirecte et d' un réseau de partenaires (intégrateurs, partenaires technologiques et OEM), en France comme à l' étranger.
Avec une forte progression de son chiffre d' affaires (celui de 2007 sera près du double de celui de 2006 qui lui-même représentait 82% de croissance, prévoit Jean Ferré), profitable depuis déjà quatre ans (avec un EBITDA supérieur à 10% du CA), impliqué dans une dizaine de projets de recherche européens, Sinequa consacre près d'un quart de son personnel en R&D (une nouvelle version majeure du logiciel sortira d'ailleurs sur le marché au début 2008). La société continue à s'agrandir, prévoyant une deuxième phase de recrutement au cours du second semestre 2008. Objectif des cinq prochaines années : devenir le leader européen du moteur de recherche d'entreprise, avec une offre qui devient stratégique dans un domaine en pleine évolution l'intelligence économique. ... "

 

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